[Critique] Les saveurs du palais : On reste sur sa faim

Publié le 2 Octobre 2012

Le film de Christian Vincent est tourné sur des aller-retours, passé et présent plutôt bien ficelé. Dans le présent on y voit donc Hortense Laborie (Catherine Frot) cuisinière dans une base en Antarctique qui prépare le dernier repas et fêtera par la même occasion son départ.

Dans le passé (la partie la plus intéressante) nous retrouvons toujours notre cuisinière Hortense mais cette fois-ci à Paris, plus précisemment à l'Elysée. Elle a le privilège de faire la cuisine privée du président ( Jean D'ormesson) avec à ses côtés un second et patissier également, Nicolas (Arthur Dupont). Dès son arrivée les chefs cuisiniers responsable de la centrale, déjà présent depuis de longues années et possédant le col aux couleurs de la France (meilleur ouvrier de France) l'aperçoivent d'un mauvais oeil, ne lui souhaitant même pas la bienvenue ni le bonjour et se montre très machiste. Hortense sera toutefois loin de se laisser marcher sur les pieds et compte bien se faire respecter.

Les amateurs et passionnés de cuisine seront ravi de visionner ce film de part ces plats les plus traditionnels qu'ils soient. Des produits du terroir montrant subtilement l'histoire de la cuisine française. Chaque plat élaboré ou évoqué me donner l'eau à la bouche. Un conseil, manger copieusement avant d'aller voir Les saveur du palais ou alors faites vous un bon restaurant après. Tout ces moments culinaire du film ont été inspirés du livre d'Edouard Nignon, Les éloges de la cuisine française, publiés en 1933 avec pas moins de 600 recettes.

Le film est aussi inspiré de l'autobiographie de Danièle Delpeuch, première femme à rentrer dans les cuisines de l'Elysée et cuisinière du président Mitterand. Dans le film les moments entre le président et Hortense Laborie sont intéressante et superbement joués, on ressent bien la passion pour la cuisine, mais c'est beaucoup trop sommaire à mon goût, dommage. Sur le reste du film on se pose beaucoup de questions et tout va très (trop) vite et ça manque cruellement de détails pour en connaitre un peu plus sur le personnage principal interpreté par Catherine Frot.

Si je devais juger le film comme un plat, je dirais que la cuisson est satisfaisante, le dressage également mais l'assaisonement est manquant, ce qui nous laisse un goût assez amer.

Ma note : 13/20

Moment intime autour d'une tarte au truffe entre Hortense Laborie (Catherine Frot) et le président de la république (Jean D'ormesson)

Moment intime autour d'une tarte au truffe entre Hortense Laborie (Catherine Frot) et le président de la république (Jean D'ormesson)

Rédigé par Culture-Getz

Publié dans #critique

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